Nouvelle comdamnation pour le boss Matteo Messina Denaro.

Nouvelle comdamnation pour le boss Matteo Messina Denaro.
Déja condamné à la prison à vie par contumace pour tous les faits qui lui sont déja reprochés (9 mandats d'arrêt et plusieurs condamnations par contumace), le boss Matteo Messina Denaro a été une nouvelle fois condamné par la Cour d'Appel de Palerme (1/04) à 4 ans et demi de prison pour la détention et le transport illégal d'explosifs ayant servis au "Stragi del '93" (massacre à la bombe à Rome, Florence et Milan). La sanction est la même pour le boss de Brancaccio, Giuseppe Graviano. En effet, les juges de la 2ème section de la Cour d'Appel, présidée par Claudio Dell'Acqua, ont confirmé la décision de 1ère instance à l'encontre des 2 boss.

Pour rappeler les faits de 93, Matteo Messina Denaro a commit plusieurs attentats à la bombe contre des monuments à Rome (églises Saint-Jean de Latran et Saint-Georges du Vélabre), Florence (Galerie des Offices) et Milan (Pavillons des Arts Contemporains). Associé pour l'occasion à Filippo et Giuseppe Graviano, deux chefs mafieux de Brancaccio (Palerme), Matteo Messina Denaro avait pour mission avec ses attentat (10 morts) d'imposer aux pouvoirs publics italiens une négociation autour de l'aménagement des peines infligées aux chefs incarcérés de Cosa Nostra.

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# Posté le jeudi 03 avril 2008 02:24

La mafia ne fait plus recette en Sicile ?

La mafia ne fait plus recette en Sicile ?
Une nouvelle génération de patrons a pris le pouvoir en Sicile et entend moderniser une économie à la traîne en commençant par refuser de payer l'impôt mafieux, «une révolution culturelle» sans précédent, devenue un thème de la campagne.

Après deux ans d'enquête, onze suspects au total ont été arrêtés. Leur procès vient de s'ouvrir à Agrigente. «C'est une nouvelle époque car l'État est aujourd'hui plus fort contre la mafia. Mon métier est de produire des biens. Il n'est pas tolérable que ma liberté d'entreprendre soit entravée», s'indigne un patron.

«Les patrons ne comprenaient pas qu'il s'agissait d'un acte dommageable», explique le président de la Confindustria, Ivanhoe Lo Bello. L'impôt mafieux a été évalué à un milliard d'euros, soit environ 1,3 % du PIB régional.
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# Posté le samedi 05 avril 2008 03:28

Paysans sans parrain à Corleone.

Paysans sans parrain à Corleone.
Le petit tracteur rouge d'Innocenzo Micieli va et vient entre les rangs de vignes, retourne la terre encore gorgée de l'humidité de la nuit, emplit de son ronronnement le paysage délicatement vallonné du Corléonais. Le nom de cette région agricole fertile, située à une cinquantaine de kilomètres de Palerme, est historiquement associé à Cosa Nostra, la Mafia sicilienne. D'ailleurs, le vignoble que travaille Innocenzo, ce matin-là, appartenait naguère au sanguinaire Giovanni Brusca, l'homme qui assassina le juge Falcone en 1992. "Prendre la terre d'un mafieux et la cultiver ? Il y a quelques années encore, c'était impensable. Le simple fait d'y penser, tu étais un homme mort", sourit le paysan en sautant de son engin. Ce Corléonais d'une cinquantaine d'années est l'un des quinze associés de la coopérative Placido-Rizzotto-Libera Terra, la plus importante des trois entreprises agricoles créées depuis novembre 2001 pour exploiter les terres et les biens confisqués aux chefs mafieux : Brusca, arrêté en 1996, mais aussi Toto Riina, sous les verrous depuis 1993, et son successeur à la tête de l'organisation, Bernardo Provenzano, capturé en avril 2006. Recruté pour son savoir-faire en matière d'agriculture biologique, Innocenzo a très vite compris qu'il travaillait dans une coopérative pas comme les autres : "Le vol d'un tracteur et l'incendie volontaire d'une récolte, dès les premiers mois, étaient des signes d'intimidation évidents", se souvient-il.

De l'autre côté de la colline, Salvatore Ferrara surveille le travail de ses ouvriers arc-boutés sur les jeunes ceps. Il est l'un des fondateurs de la coopérative Lavoro e Non Solo ("Du travail, et pas seulement"), née en 2001 sur 10 hectares ayant appartenu à la famille Riina : "Les commerçants de Corleone ont refusé nos bouteilles de jus de tomates, alors on a fait de la vente directe. Les gens avaient peur, même nos amis s'éloignaient". Aujourd'hui, les douze associés de Lavoro e Non Solo exploitent plus d'une centaine d'hectares, aidés de saisonniers et de bénévoles. Les jeunes Corléonais, comme Francesco, le fils d'Innocenzo Micieli, qui viennent de créer la troisième "coop", Pio La Torre-Libera Terra, en juin 2007, ne connaîtront pas la même hostilité que leurs aînés.

"Pour la première récolte, en 2002, il avait fallu faire appel à la justice pour réquisitionner une moissonneuse-batteuse", rappelle Francesco Galante, l'un des dirigeants de Placido-Rizzotto. "Le regard des autres a changé, même si les risques de sabotage n'ont pas disparu", ajoute Salvatore Ferrara. De la pointe de son sécateur, il désigne un champ voisin où une famille de mafieux, assure-t-il, a fait paître ses moutons peu après les semailles.

Désormais, le blé lève en paix du côté de Corleone et les pâtes anti-Mafia sont en vente partout sous le label "Libera Terra". En 2007, 850 000 paquets ont été écoulés dans les rayons bio des supermarchés italiens. Le chiffre d'affaires des trois coopératives a dépassé 1,5 million d'euros en 2007. Elles misent sur leur production viticole pour le développer : "C'est le vin qui exprime le mieux la personnalité de cette terre", affirment les responsables. Fin mars, le nectar produit sur leurs 47 hectares de vignes, sous l'appellation unique Centopassi ("Cent Pas", titre d'un fameux film sur la Mafia), a été sélectionné à Vinitaly, le Vinexpo italien.

Signe que les temps changent, plus de 300 candidats ont répondu à l'appel d'offres des autorités pour la gestion de Pio La Torre, contre moins d'une centaine six ans plus tôt, lorsque les projets de coopératives anti-Mafia cultivaient surtout l'utopie. Mais l'aventure de ces jeunes agriculteurs, qui tentent de faire revivre leur terre dans la légalité - tous les employés ont des contrats en règle -, reste précaire. La plupart ont conservé une autre activité pour joindre les deux bouts. Certains fondateurs ont même dû renoncer. "Ce sont des entreprises à haut contenu éthique et social, mais qui veulent réussir comme n'importe quelle activité économique par la qualité intrinsèque de leurs produits et en créant de la richesse sur le territoire", explique Gianluca Faraone, le jeune président de Placido-Rizzotto. L'investissement de départ est lourd pour ces paysans de la légalité. En raison des lenteurs bureaucratiques, mais aussi de "pressions" des anciens propriétaires, les biens ne sont attribués que sept, dix, voire quinze ans après leur confiscation. Il faut alors remettre en état les matériels rouillés, les bâtiments dégradés, les terres en friche.

Ancien président de la commission parlementaire anti-Mafia, le député du coin, Giuseppe Lumia (centre gauche), plaide pour la création d'une agence spécialisée afin d'accélérer l'affectation des biens confisqués : "Quatre mille ont été redistribués ces dernières années. Il faudrait arriver à dix mille d'ici un an". N'étant pas propriétaires des biens qu'ils exploitent, les "ragazzi anti-Mafia" ne peuvent les donner en garantie aux banques pour obtenir des lignes de crédit. Pas question que l'Etat leur revende ces terrains, notamment en raison du risque de les voir rachetés par des prête-noms aux ordres de la Mafia. "Il faut que la région Sicile crée de toute urgence des fonds de garantie régionaux", avance Giuseppe Cipriani, l'ancien maire de Corleone (centre gauche), qui fut l'un des promoteurs de ces initiatives. Il avertit : "Si les coopératives n'arrivent pas à gagner le défi économique, ce sera une catastrophe pour la lutte anti-Mafia".

Le maire actuel de la petite ville, Antonio Iannazzo, un jeune élu d'Alliance nationale (droite), estime que le processus de reconquête enclenché par les jeunes Siciliens "est irréversible, si l'Etat le veut bien". L'édile a très mal accueilli le retour au pays de Giuseppe Riina, 27 ans, le fils de l'ex-parrain, sorti prématurément de prison, début mars, à cause d'un défaut de procédure. La municipalité a protesté officiellement contre son assignation à résidence à Corleone. "Il y a certes une évolution des mentalités, mais le territoire n'est pas encore mûr pour une telle présence", regrette le maire. L'affaire échauffe les esprits au bar Central. Marlon Brando et Al Pacino s'affichent sur les murs de l'établissement, mais "Toto Riina junior" occupe le centre des discussions de comptoir : "C'est un personnage encombrant, les gens le saluent, ma crainte est qu'il devienne un héros négatif", confie le syndicaliste Dino Paternostro, une figure locale de l'anti-Mafia. Alors, Corleone se réfugie à nouveau dans le symbole de ses coopératives : chaque été, des dizaines de jeunes arrivent de Toscane, d'Emilie-Romagne et même de l'étranger pour aider aux champs, par solidarité avec le combat des jeunes Corléonais. Le soir venu, toute cette jeunesse se retrouve pour un repos bien mérité dans une grande bâtisse récemment confiée à la coopérative Lavoro e Non Solo : la maison natale de Bernardo Provenzano.
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# Posté le vendredi 11 avril 2008 04:40

Un portait Matteo Messina Denaro déssiné sur le mur d'une cathédrale.

Un portait Matteo Messina Denaro déssiné sur le mur d'une cathédrale.
Découvert seulement aujourd'hui par la police, un portrait du boss Matteo Messina Denaro peint sur le mur de la cathédrale de Palerme avec comme inscription "Messina Denaro l'Ultimo" . Ce portrait a été découvert le 23 avril... la police enquête.

La presse italienne et celle du reste du monde est en train de publier le portrait s'inspirant d'Andy Warhol et représentant le boss Matteo Messina Denaro, toujours fugitif. Dans la peinture, se trouvant dans les alentours de la Cathédrale palermitaine, est également comprise l'inscription "MESSINA DENARO L'ULTIMO" ainsi que le symbole du dollar " $" (peut-être en ironisant son nom de famille) et le sigle "F.A.".
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# Posté le jeudi 24 avril 2008 06:17

Modifié le samedi 26 avril 2008 08:21

Les lettres du boss Messina Denaro publié intégralement dans "S".

Les lettres du boss Messina Denaro publié intégralement dans "S".
Matteo Messina Denaro, le boss de Cosa Nostra, entretenait une correspondance étroite avec une personne à qui il avait attribué le surnom codé de "Svetonio". Les documents ont été intégralement publié dans le dernier numéro de "S", le magazine de chronique italien, en kiosque depuis samedi 19 avril. Le boss trapanese écrit à tout champ de politique, mafia, religion et affaires, mais aussi de sa vision du monde.

"Je ne connais pas ma fille, je ne l'ai jamais vue, la destinée l'a ainsi voulu. Mais celui-ci n'est pas le seul regret de Diabolik. Quelques regrets dans ma vie comme ne pas avoir étudié... et l'un d'eux est resté une des plus grandes fautes de ma vie, ma grande colère et que j'étais un bon étudiant, mais seul, et je me suis distrait avec d'autres..." confit t'il ainsi à "Svetonio".

On apprend aussi que Messina Denaro est athé, "(...) Tout à coup je ne sais pas comment et je ne sais pas quand je me suis rendu compte, avec grand regret, que je n'avais plus la foi et que je ne croyais plus en rien. Pour moi Dieu n'était plus, il ne regardait pas en bas quand il s'agissait de moi".

On apprend aussi que Messina Denaro est cultivé, (il écrit en paraphrasant la phrase célèbre de l'Énéide) "Je ne parle jamais de mes sentiments et pas seulement par peur des Grecs et de leurs cadeaux, mais principalement pour ma manière de voir la vie."

Tous ces documents sont en train d'être analysés par les scientifiques de la police...

# Posté le jeudi 24 avril 2008 07:13